J’ai retrouvé ce texte il y a peu. Je me jette à l’eau en le publiant tel quel sans retenue car je sais que je ferais sinon marche arrière. Ce texte à été rédigé en 2013…. il y a bien des choses qui sont passées depuis ….

Depuis de nombreuses années l’univers m’invite et me pousse à poser les mots sur les expériences que j’ai traversées.

Alors voilà c’est parti ! La boule au ventre me prend mais je suis heureuse d’enfin franchir ce pas.

Love

Ma Mère

Ma mère tout un poème.

Un chant de destruction.

Un hymne à la mort.

Un appel au secoure jamais entendu, car sa voix si sourde ne pouvait que cracher dans les mains tendues.

Longtemps j’ai souffert de sa présence, de ces mots injurieux et même absurde venant d’une mère.

Heureusement un long travail nous a permis de faire la paix avant sa mort, de lui dire je t’aime et de l’accompagner dans des arc en ciels de douceur vers la libération de cette incarnation.

 

J’ai rêvé d’elle il y a de ça quelques jours. Dans ce rêve elle était comme avant sans cicatrices ni déformations.

Elle me disait qu’elle pensait qu’il serait bon pour elle de passer un peu de temps avec sa mère. Je lui ai répondu qu’effectivement cela leur ferai du bien à toute les deux.

En même temps que je conversais avec elle je réalisais la joie qui l’habitait et sa beauté.

A cette instant un flash m’est apparu : les dernières années ma mère me répugnait. A cause de son cancer à la gorge on lui avait fait une opération qui l’avait défiguré. C’est elle qui avait préféré ça à une chimio. Elle s’était retrouvée avec une cicatrice énorme, de part et d’autre de sa gorge. Elle partait d’une oreille pour atteindre l’autre. Ces bouchers de médecins (car à ce stade on peut vraiment appeler ça des bouchers) lui avaient abimé toute la mâchoire. Elle ne pouvait plus mettre son appareil dentaire, ni avoir une diction libre. Ces lèvres rentraient dans sa bouche, comme une vielle de 100 ans alors qu’elle n’en avait que 50. Ils lui avaient également touché les tympans. Elle ne pouvait plus aller en altitude, pour quelqu’un qui habite en montagne c’est un peu gênant… Rajouter à tout ça elle avait en permanence des acouphènes. Je penses que d’avoir ces sons stridents dans les oreilles doivent vous rendre fou ou tout du moins agressif avec le monde extérieur…

Elle était purement dévisagée, abîmée par la vie, reflet de son cœur, de son âme de ses malheurs insurmontés.

Elle ne sentait pas bon, tout son corps avait gonflé.

Je la trouvais tout simplement répugnante.

Quel malheur pour une enfant d’avoir cette image d’une mère que l’on a envie de rejeter alors que notre cœur rêve d’une mère douce, aimante et qui sent la fraicheur des roses au petit matin.

Nos embrassades partagées tout au long de notre vie se comptent sur les doigts d’une main. Pourtant les dernières années un long travail pour me rapprocher d’elle et pour changer la couleur de mes souvenirs nous a permis de recréer une relation.

Mais toute sa vie elle a pleuré. La souffrance était sa seul connaissance et elle ne parvenait pas à s’en détacher à tel point qu’elle y a sombré.

Son cœur saignait.

Comme pour le désinfecter elle essayait de l’imbiber voir de le noyer dans l’alcool.

La violence faisait tellement parti de ses repaires qu’elle s’était entourée de compagnons violents, dégradants, injurieux par leur simple présence. Le dernier en particulier était terrible. Tel un golgote simplet il ne comprenait rien à la vie mais savait faire violence à celle-ci. Ils s’étaient rencontrés à L’hôpital psychiatrique. Vous savez celui où on y met des cadenas aux fenêtre ; là où les gens ne sont pas écoutés mais bourés de cachets afin d’en faire des larves incapable de réfléchir, d’aimer ou même de penséer. Cette endroit inumain qui fait d’une personne en souffrance un chien dépravé et retiré de la société à tout jamais.

De toute sa force il la frappait, cette petite bonne femme de souffrance qui n’a réussi à croquer la vie que peut de temps dans son existence.

Il m’est même arrivé un jour d’envoyer la police à leur domicile alors que j’habitais à plus de 500 km car au téléphone j’ai assisté à une scène de violence qui m’a inssuporté.

Quoiqu’une mère puisse faire à son enfant elle reste une mère qui aura toujours une place privilégié, la place d’amour, dans le cœur de son enfant.

 

Cette demoiselle souffrait depuis sa naissance. Elle serrait les dents et endurait en silence sa vie de cauchemar.

Son père ne la jamais reconnue, malgré qu’il l’ai élevé. Il y a là une tromperie caché… Elle ne portait le même nom de personne dans sa famile. Ces frères, d’un autre père avaient le même nom que sa mère. Et elle portait le nom de jeune fille de sa mère.

Toute sa vie elle en soufra. Ne sachant pas à qui s’identifier…. Et elle me le fit payer.

Je voie la colère qui à pu exister en moi face à cette attitude au deltas de mon entendement.

Aujourd’hui je suis en paix avec cette mère qui est passée outre-tombe et qui m’envoie chaque jour cette lumière d’amour qu’a mon tour je peux partager alentour.

 

 

Ma mère …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
Follow by Email
Facebook
Facebook
YouTube
Instagram